Manifestation Festive et populaire le 26 mai 2018 (mobilisation nationale)

Le 26 mai, dans plusieurs villes sont organisées des manifestations contre les locaux fascistes et l’implantation de l’extrême-droite dans nos quartiers.

A Lyon, rendez-vous à 14h30, place des Terreaux!

26 mai              26 mainatio

Toutes et tous ensemble, Fermons le local néo-nazi du Bastion Social Et tous les locaux fascistes !

Depuis de nombreuses années, l’extrême-droite radicale a choisi Lyon comme son terrain de jeu favori pour lancer et/ou renforcer son emprise sur la politique française.

Les ouvertures de locaux et les créations de groupuscules se sont multipliées depuis 2010[1] :

  • Local « la Traboule » (2010) et la salle de sport réservé aux blancs « l’Agogé » (2016) par Génération Identitaire (mouvement à l’origine de nombreuses actions « coups de poings » contre les migrant.e.s et les demandeurs/ses d’asile) ;
  • Local officiel de l’Action Française (groupuscule royaliste) en 2016 ;
  • Local « la Maison Bleue » du Parti Nationaliste Français (mouvement réactivé suite à la dissolution de 2 groupes fascistes lié au meurtre de Clément Méric)
  • Local « le Pavillon noir » du Gud- Bastion Social (2017) ;
  • Présence d’une section locale d’Alliance Vita (intégristes religieux) et une présence des réactionnaires religieux ;
  • Ouverture prévue en septembre 2018 d’un établissement de formation pour cadres d’extrême droite par Marion Maréchal Le Pen

La présence de ces groupuscules et l’ouverture de leur locaux au public favorisent le développement de leurs thèses racistes, sexistes, LGBTphobes[2] et permettent la coordination d’actions violentes qui ont déjà conduit à de nombreuses agressions physiques[3] et le saccage de locaux militants[4] sur Lyon.

Et malgré tout cela, la Mairie Centrale et la Préfecture restent étonnamment silencieuses sur ces questions (aucune prise de position claire depuis 2010). Les seules positions prises sont de mettre dos à dos les antifascistes et les fascistes.

Les liens avec le Front National de certains de ces groupuscules sont avérés alors que d’autres sont en relation directe avec la frange néo-nazie la plus violente.

En dépit de ce triste constat, le combat antifasciste n’a pas cessé ! En 2011, un local néo-nazi à Jean Macé a pu être fermé grâce à la mobilisation populaire.

Unissons nos forces en 2018 pour montrer que Lyon et ses habitant-e-s seront au cœur de la lutte contre ces groupuscules !

MANIFESTATION FESTIVE ET POPULAIRE LE 26/05 à 14h30 – Place des Terreaux

[1]              Cartographie de l’extrême-droite lyonnaise

[2]              Personnes issues de la communauté LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, transsexuelles)

[3]              Entre 2010 et 2018, 13 attaques de manifestations progressistes ou de manifestation par l’extrême droite radicale, et 33 agressions recensées sur des personnes.

[4]              Librairie la Plume Noire en 2016 ; Radio Canut à 3 reprises entre 2016 et 2018 ; le local du PCF à plusieurs reprises également et le local de la CNT en mars dernier


Voici le tract national :

Contre le danger fasciste, occupons le terrain de la lutte !

De l’Aube Dorée grecque à l’AfD allemande, du Jobbik hongrois au FN français, l’Europe connaît aujourd’hui une offensive inédite de l’extrême-droite fasciste. Encouragée par les politiques réactionnaires, racistes, antidémocratiques et antisociales des différents gouvernements européens, et du gouvernement Macron en premier lieu, les nouveaux fascistes s’attaquent aujourd’hui conjointement aux migrant.es qui tentent de passer les mers et les cols, aux étudiant.es qui se mobilisent contre le tri social à l’université (à Montpellier, Strasbourg, Paris ou Lille), aux non-blancs, personnes LGBTIQ+ ou militants politiques et syndicaux, à l’image du local lyonnais de la CNT mis à sac le 30 mars dernier.

À l’instar du mouvement Bastion social apparu récemment, les locaux fascistes se multiplient dans nos villes et nos quartiers. Paris, Lyon, Marseille, Lille, Strasbourg, Chambéry, Bordeaux et combien d’autres villes ou territoires sont aujourd’hui confrontées au quotidien à la présence toujours plus menaçante de ces groupes. Gonflés à bloc par le très raciste projet de loi « Asile et Immigration » du sinistre Collomb, les identitaires continuent leur campagne contre les exilé.e.s avec leur flotte « anti-migrants » à l’été 2017 ou plus récemment leur blocage sauvage du col de l’Echelle. Bastion social quand à lui, ouvre au même moment à Lyon, Chambéry, Marseille, Strasbourg et Aix-en-Provence des locaux qui prétendent discriminer racialement les sans-domicile.

Ces différents groupes, au-delà de leurs spécificités, entretiennent tous des liens directs et indirects avec le parti qui fédère et organise massivement les fascistes depuis plus de 40 ans: le FN. Le parti frontiste, qui offre à tous ces groupes la perspective d’une prise de pouvoir à court ou moyen terme, constitue aujourd’hui un danger mortel pour tou.tes les exploité.es et les opprimé.es. N’ayant jamais rompu ni avec sa filiation avec le fascisme historique ni avec les groupuscules les plus violents (comme le GUD ou le Bastion social), le FN est cependant devenu une force électorale de premier ordre puisqu’il a totalisé un record historique de 10,6M en mai 2017.

La période que nous vivons sera déterminante quant à la possibilité pour des groupes fascistes d’acquérir durablement une présence dans nos villes, à nos frontières et comme force électorale. C’est pourquoi occuper le terrain de la lutte pour la fermeture des locaux fascistes, la dissolution des groupes criminels et contre les apparitions publiques du FN doivent être des priorités dans la lutte pour les droits sociaux et démocratiques.

Alors que Macron et son gouvernement répriment toujours plus durement les migrant.es, les étudiant.es mobilisé.es, les Zadistes, les quartiers populaires et les grévistes, il laisse agir, voire encourage le passage à l’acte des groupes fascistes. Partout où ils le font, ils rencontrent néanmoins une opposition déterminée, radicale et unitaire, la nôtre. Il ne tient donc qu’à nous de mettre en place une riposte antifasciste à la hauteur du danger. C’est pourquoi nous appelons à faire du 26 mai une journée nationale de mobilisation antifasciste contre le développement du FN, des groupes et des locaux fascistes.

 

 

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